Glossaire grammatical du Bac
99 définitions pour vérifier une classe grammaticale, une fonction, une proposition ou un repère de langue et de lecture, avec les notions antérieures à consolider en Première.
Nature et fonction ne sont pas synonymes
La nature désigne ce qu’est un mot ou un groupe ; la fonction indique son rôle dans la phrase. Le glossaire permet de vérifier l’une sans les confondre.
La terminologie officielle fait foi
« Adjectif », « verbe attributif », trois types de phrases : les formulations suivent la terminologie grammaticale publiée par Éduscol.
- Accord grammatical
- Adaptation de la forme d'un mot (genre, nombre, personne) en fonction d'un autre mot auquel il est lié syntaxiquement. L'accord concerne les déterminants, adjectifs et participes passés (accord avec le nom) et les verbes (accord avec le sujet).
- Adjectif
- Mot variable qui s'accorde en genre et en nombre avec le nom auquel il se rapporte. Il peut être épithète (placé près du nom) ou attribut (relié au nom par un verbe attributif). La terminologie officielle (Éduscol 2021) utilise simplement « adjectif » ; le terme « adjectif qualificatif » désigne un sous-type.
- Adverbe
- Mot généralement invariable qui peut modifier un verbe, un adjectif, un autre adverbe ou l’ensemble d’une phrase. Il peut notamment exprimer le temps, le lieu, la manière, l’intensité ou le point de vue du locuteur.
- Analyse grammaticale
- Analyse qui identifie la classe grammaticale et la fonction des mots ou groupes de mots, puis les relations entre les propositions. Elle s’appuie sur la construction de la phrase et sur des manipulations comme le remplacement ou le déplacement.
- Antécédent
- Élément auquel renvoie un pronom relatif, généralement un nom ou un groupe nominal. Dans « Le livre que je lis », « livre » est l’antécédent de « que ». Certaines relatives n’ont pas d’antécédent exprimé : « Qui veut voyager loin ménage sa monture. »
- Antonyme
- Mot dont le sens est opposé à celui d'un autre mot. Rapide et lent sont des antonymes.
- Apposition
- Fonction d’un groupe détaché qui apporte une précision sur un autre élément de la phrase. Dans « Hugo, poète romantique, a écrit des romans », « poète romantique » est apposé à « Hugo ». Un adjectif détaché peut aussi être apposé : « Fatiguée, Léa s’assoit. »
- Attribut du sujet
- Fonction d’un élément relié au sujet par un verbe attributif, comme être, sembler ou devenir. Dans « Cette histoire est belle », l’adjectif « belle » est attribut du sujet et s’accorde avec « histoire ». Un nom peut aussi être attribut : « Sami est médecin. »
- Auxiliaire
- Verbe (être ou avoir) qui se combine avec un participe passé pour former les temps composés. Avoir est l'auxiliaire le plus courant ; être s'emploie avec les verbes pronominaux et certains verbes de mouvement ou d'état (aller, venir, naître, mourir…).
- Barbarisme
- Emploi d’une forme de mot incorrecte, par déformation ou création non admise : « infractus » au lieu de « infarctus ». À distinguer du solécisme, qui concerne la syntaxe, et du néologisme, qui est une création lexicale.
- Base lexicale
- Mot servant de point de départ à une dérivation. Sa forme peut changer lorsqu’un affixe lui est ajouté : à partir de « chanter », le radical « chant- » permet de former « chanteur ». Base et radical ne sont donc pas toujours identiques.
- Champ lexical
- Ensemble de mots se rapportant à un même thème ou domaine de sens. Ces mots peuvent appartenir à différentes classes grammaticales : mer, naviguer, marin…
- Champ sémantique
- Ensemble des sens ou acceptions d'un même mot. La polysémie d'un mot constitue son champ sémantique.
- Classe grammaticale
- Catégorie à laquelle appartient un mot en fonction de ses propriétés morphologiques et syntaxiques. Les principales classes sont : nom, verbe, adjectif, adverbe, déterminant, pronom, préposition, conjonction, interjection.
- COD (Complément d'objet direct)
- Complément construit directement avec un verbe, sans préposition dans la construction nominale : « Elle lit ce roman. » Le groupe « ce roman » peut être remplacé par « le » : « Elle le lit. » Les questions « qui ? » et « quoi ? » sont des indices, pas une preuve suffisante pour identifier un COD.
- Cohérence textuelle
- Propriété d'un texte dont les phrases forment un tout logique et cohérent grâce à la progression thématique, les reprises anaphoriques et les connecteurs logiques. Un texte cohérent ne contient pas de contradiction ni de rupture de fil directeur.
- COI (Complément d'objet indirect)
- Complément construit indirectement avec un verbe, généralement au moyen d’une préposition : « Elle pense à son voyage. » La préposition dépend de la construction du verbe. Un pronom peut remplacer ce groupe : « Elle y pense. »
- Complément circonstanciel
- Complément qui apporte une indication de temps, de lieu, de cause, de but ou une autre circonstance à l’ensemble de la phrase. Il est généralement supprimable et déplaçable. Ces manipulations se vérifient en contexte : tout groupe exprimant un lieu n’est pas un complément circonstanciel.
- Complément du nom
- Fonction d’une expansion qui complète un nom. Elle est généralement portée par un groupe prépositionnel : « la maison de Pierre ». Une proposition conjonctive peut aussi être complément du nom : « la crainte qu’elle parte ». Cette fonction se distingue de l’épithète et de l’apposition.
- Conjonction de coordination
- Mot invariable reliant des éléments de même niveau syntaxique. La terminologie grammaticale retient six conjonctions de coordination : mais, ou, et, or, ni, car. « Donc » est un adverbe de liaison.
- Conjonction de subordination
- Mot ou locution qui introduit une proposition subordonnée : que, quand, si, parce que, bien que… Contrairement au pronom relatif, la conjonction n’exerce pas de fonction comme sujet ou complément à l’intérieur de la proposition qu’elle introduit.
- Connecteur logique
- Mot ou locution qui marque un lien logique entre deux propositions ou paragraphes : addition (et, de plus), opposition (mais, cependant), cause (car, parce que), conséquence (donc, ainsi), concession (certes, bien que), etc.
- Coordination
- Relation entre des mots, groupes de mots ou propositions de même niveau syntaxique, reliés notamment par une conjonction de coordination : mais, ou, et, or, ni, car. Elle se distingue de la juxtaposition, qui n’utilise pas de mot de liaison, et de la subordination, qui crée une dépendance syntaxique.
- Dérivation
- Formation d’un mot à partir d’une base, notamment par ajout d’un préfixe ou d’un suffixe. Exemples : « relire » associe re- à lire ; « maisonnette » associe maison à -ette. La dérivation se distingue de la composition, qui associe plusieurs bases lexicales.
- Déterminant
- Mot placé devant le nom pour l'actualiser. Il s'accorde en genre et en nombre avec le nom. On distingue les articles (définis, indéfinis, partitifs), les déterminants possessifs, démonstratifs, interrogatifs, etc.
- Discours direct
- Présentation de paroles comme directement prononcées par un locuteur. Les marques de personne et les repères de temps sont ceux de cette prise de parole. Exemple : Léa a dit : « Je partirai demain. » Guillemets, tirets ou verbe introducteur peuvent signaler ce discours ; ils ne sont pas tous obligatoires.
- Discours indirect
- Intégration de paroles rapportées dans la syntaxe du récit, souvent sous forme de subordonnée. Exemple : « Léa a dit qu’elle partirait le lendemain. » Les personnes, les temps et les repères de lieu ou de temps s’adaptent au contexte de celui qui rapporte les propos.
- Ellipse
- Figure de construction qui consiste à omettre un ou plusieurs mots non indispensables à la compréhension. Ex. : « Pierre lit un roman, Marie une revue. » (le verbe est ellipsé dans la seconde proposition). L'ellipse allège le style.
- Énoncé
- Séquence linguistique produite par un locuteur dans une situation de communication donnée. L'énoncé peut être une phrase ou un ensemble de phrases. La situation d'énonciation désigne les paramètres du contexte : qui parle, à qui, quand, où.
- Expansion du groupe nominal
- Élément qui enrichit un groupe nominal, notamment un adjectif épithète, un complément du nom ou une relative adjective. Dans « le livre rouge que je lis », « rouge » et « que je lis » sont épithètes de « livre ». L’apposition détachée constitue, elle, un apport extérieur au groupe qui lui sert de support.
- Famille de mots
- Ensemble de mots liés par leur origine et leur formation, avec un lien de sens. Le radical peut présenter des variations : lire, lecture, lecteur, lisible et relire appartiennent à une même famille.
- Figure de style
- Procédé rhétorique qui produit un effet expressif particulier. Les principales figures sont : la comparaison (avec outil comparatif), la métaphore (sans outil), la personnification, l'hyperbole, l'anaphore, la litote, l'euphémisme.
- Fluence
- Capacité à lire un texte de façon précise, rapide et avec une prosodie adaptée. Elle résulte de l'automatisation du décodage et libère des ressources cognitives pour la compréhension.
- Fonctions syntaxiques
- Rôles que jouent les groupes de mots dans la phrase par rapport au verbe ou au nom. Les principales fonctions sont : sujet, COD, COI, attribut du sujet, complément circonstanciel, épithète, apposition.
- Genre
- Catégorie grammaticale qui distingue le masculin et le féminin. Le genre est une propriété du nom ; pour certains noms de personnes ou d’animaux, des formes masculines et féminines s’opposent. Le déterminant et l’adjectif s’accordent avec le nom.
- Gérondif
- Forme verbale construite avec « en » suivi du participe présent. Elle peut exprimer notamment le temps, la manière, le moyen ou la condition. Dans la construction usuelle, son sujet est celui du verbe de la phrase : « Léa révise en marchant. »
- Graphème
- Unité du système écrit constituée d’une lettre ou d’un groupe de lettres. Les graphèmes peuvent noter des sons, comme « eau » pour le son [o], mais aussi porter une information grammaticale ou lexicale, comme le -s du pluriel qui n’est pas toujours prononcé.
- Groupe nominal (GN)
- Groupe organisé autour d’un nom noyau, généralement accompagné d’un déterminant et parfois d’expansions. Dans « ce petit livre de poésie », « livre » est le noyau. Selon sa place et sa construction, un GN peut notamment être sujet, COD ou attribut.
- Groupe verbal (GV)
- Groupe organisé autour du verbe, avec ses éventuels compléments ou attributs. Dans « Léa lit un roman », « lit un roman » est le groupe verbal ; « Léa » en est le sujet.
- Homophone
- Mot qui se prononce comme un autre mot de sens différent. Les graphies peuvent différer : « a » et « à », « son » et « sont ». L’identité de prononciation définit l’homophonie ; elle n’exige pas une différence d’orthographe.
- Hyperonyme
- Terme générique qui englobe d'autres termes plus spécifiques (hyponymes). Animal est l'hyperonyme de chien, chat, oiseau.
- Hyponyme
- Terme spécifique inclus dans un terme générique (hyperonyme). Chien est un hyponyme d'animal.
- Impératif
- Mode verbal exprimant un ordre, un conseil ou une interdiction. Il ne se conjugue qu'à trois personnes (2e sg, 1re pl, 2e pl) et n'a pas de sujet exprimé. Ex. : Viens ! Partons ! Ne criez pas !
- Indicatif
- Mode verbal comprenant des temps simples et composés : présent, imparfait, passé simple, futur, conditionnel, passé composé… Il permet de situer et de présenter des procès dans un récit ou un discours, sans garantir leur réalité : « Si elle venait, je serais heureux » exprime une hypothèse.
- Inférence
- Information implicite que le lecteur doit déduire à partir d'indices du texte et de ses connaissances. On distingue les inférences logiques (nécessaires) et pragmatiques (vraisemblables).
- Infinitif
- Mode non personnel du verbe : il ne varie pas selon la personne et le nombre. Il possède une forme simple (« lire ») et une forme composée (« avoir lu »). Un groupe infinitif peut être sujet ou complément : « Lire ce roman demande du temps. » La terminaison seule ne suffit pas à distinguer tous les groupes de verbes, comme « finir » et « partir ».
- Interrogation directe
- Interrogation portée par une phrase de type interrogatif : « Viendras-tu ? » ou « Est-ce que tu viendras ? » Une interrogation totale porte sur l’ensemble de la proposition ; une interrogation partielle vise un élément : « Quand viendras-tu ? »
- Interrogation indirecte
- Interrogation intégrée dans une proposition subordonnée : « Je demande si Léa viendra » ou « Je demande quand Léa viendra ». L’interrogative indirecte totale est introduite par « si ». La phrase qui la contient n’est pas nécessairement de type interrogatif.
- Juxtaposition
- Lien entre des mots, groupes ou propositions sans mot de liaison, généralement marqué à l’écrit par la ponctuation. Dans « Le vent tombe, les voiles pendent », les deux propositions sont juxtaposées.
- Lexique
- Ensemble des mots d'une langue ou d'un locuteur. Le lexique mental désigne le dictionnaire intérieur de chaque individu. Il comprend le vocabulaire actif (production) et passif (réception).
- Locution
- Groupe de mots figé fonctionnant comme une unité lexicale. On distingue les locutions nominales (chemin de fer), adverbiales (tout à coup), prépositionnelles (à cause de) et conjonctives (bien que, parce que).
- Métaphore
- Figure de style qui établit une analogie entre deux réalités sans utiliser d'outil de comparaison. Elle crée une identification directe. Ex. : « Cet homme est un lion. » À distinguer de la comparaison (avec comme, tel, semblable à…).
- Morphème
- Plus petite unité porteuse d’un sens lexical ou grammatical. Un morphème lexical peut constituer un mot autonome, comme « faire ». Les morphèmes grammaticaux peuvent former des mots par dérivation, comme dé- dans « défaire », ou marquer une variation grammaticale, comme -s dans « filles ».
- Morphologie
- Étude de la structure interne des mots et de leurs variations de forme. Elle inclut la morphologie flexionnelle (accords, conjugaison) et la morphologie dérivationnelle (préfixes, suffixes).
- Négation
- Expression qui nie un contenu. Elle peut être grammaticale (« Léa ne vient pas », « personne ne vient ») ou lexicale, notamment par préfixation (« impossible »). La restriction « ne… que » limite un contenu sans le nier : « Elle ne lit que des romans. »
- Nom commun
- Nom désignant une catégorie d’êtres, d’objets ou de notions : élève, arbre, courage… Il possède un genre grammatical et peut généralement varier en nombre. Dans un groupe nominal, il est le plus souvent accompagné d’un déterminant.
- Nom propre
- Nom qui désigne un être ou une réalité unique et particulière. Il s'écrit avec une majuscule et ne prend généralement pas de déterminant.
- Nombre
- Catégorie grammaticale opposant singulier et pluriel. Elle intervient dans les accords des déterminants, adjectifs et verbes. Elle ne correspond pas toujours au nombre réel d’êtres ou d’objets : « une foule » est grammaticalement au singulier.
- Orthographe grammaticale
- Ensemble des règles d'écriture liées aux accords (genre, nombre, personne). Elle concerne les accords dans le groupe nominal (déterminant, nom, adjectif) et l'accord du verbe avec son sujet, ainsi que l'accord des participes passés.
- Orthographe lexicale
- Écriture conventionnelle des mots indépendamment de leurs accords grammaticaux. Elle résulte de l'histoire du mot (étymologie, évolution phonétique). Ex. : le ph de philosophie (étymologie grecque).
- Paronyme
- Mot qui ressemble phonétiquement à un autre mais qui a un sens différent, source de confusion. Ex. : éminent (remarquable) / imminent (qui va se produire), évoquer / invoquer, conjecture / conjoncture.
- Participe passé
- Forme verbale utilisée notamment dans les temps composés, à la voix passive ou comme adjectif. Avec avoir, la règle générale est l’accord avec le COD s’il précède : « les lettres que j’ai écrites ». Avec être, hors constructions pronominales, il s’accorde avec le sujet. Les verbes pronominaux et certaines constructions avec un infinitif demandent une analyse particulière.
- Participe présent
- Forme verbale invariable en -ant, comme « chantant ». Elle peut notamment exprimer la simultanéité. Dans une proposition participiale, elle possède un sujet propre : « Les enfants chantant dans la cour, les adultes ferment la fenêtre. » La forme composée, comme « ayant chanté », exprime l’antériorité.
- Phonème
- Unité sonore minimale d'une langue qui permet de distinguer des mots. Le français compte environ 36 phonèmes. Un phonème peut être représenté par plusieurs graphèmes.
- Polysémie
- Propriété d'un mot d'avoir plusieurs sens différents. La polysémie est la règle en français, la monosémie (un seul sens) étant plutôt l'exception.
- Ponctuation
- Ensemble des signes graphiques qui organisent le texte écrit et guident la lecture. Chaque signe a un rôle précis : le point marque la fin d'une phrase, la virgule sépare des éléments, le point-virgule marque une pause intermédiaire, les deux-points introduisent une explication ou un discours.
- Préfixe
- Affixe placé avant le radical d'un mot pour modifier son sens. Ex. : re- (répétition : relire), in-/im- (négation : impossible), pré- (antériorité : prévoir), anti- (opposition : antidouleur).
- Préposition
- Mot invariable qui unit un complément à un autre mot et indique le rapport syntaxique entre eux. Les prépositions les plus fréquentes sont à, de, en, pour, par, sur, sous, avec.
- Pronom
- Mot pouvant reprendre un élément du discours ou désigner directement un être, une chose ou une situation. Dans « Je te parle », les pronoms renvoient aux participants de l’échange sans remplacer un nom exprimé. On distingue notamment les pronoms personnels, possessifs, démonstratifs, relatifs, interrogatifs et indéfinis.
- Proposition principale
- Proposition dans laquelle une subordonnée est incluse et exerce une fonction. Pouvoir retirer la subordonnée n’est pas un critère fiable : dans « Je veux que tu viennes », « que tu viennes » est COD de « veux ». La structure de la principale se représente alors par « Je veux X », avec X à la place du complément.
- Proposition subordonnée
- Proposition intégrée dans une construction syntaxique dont elle dépend. Elle peut avoir une fonction, par exemple COD ou complément circonstanciel. Beaucoup sont introduites par une conjonction ou un pronom relatif ; les propositions infinitives et participiales peuvent être construites sans mot subordonnant.
- Radical
- Élément d’un mot auquel peuvent s’ajouter des affixes ou des terminaisons. Dans « relecture », on distingue le préfixe re-, le radical lect- et le suffixe -ure. Un même ensemble de mots peut présenter des variations du radical, comme lire, lisible et lecture.
- Rectifications orthographiques de 1990
- Ensemble de modifications orthographiques recommandées par le Conseil supérieur de la langue française pour simplifier certaines graphies. Exemples : soudure de mots composés (portemonnaie), accent grave sur certains mots (évènement), trait d'union des numéraux composés (vingt-et-un).
- Reformulation
- Opération discursive qui consiste à exprimer à nouveau, de façon différente, un contenu déjà énoncé. Elle peut utiliser des synonymes, des périphrases ou une structure syntaxique différente. Compétence essentielle pour le résumé et la compréhension.
- Registre de langue
- Niveau de langue adapté à la situation de communication. On distingue le registre familier (langue orale informelle), le registre courant (langue standard) et le registre soutenu (langue élaborée, formelle). À distinguer du registre littéraire (tonalité d'un texte).
- Registre littéraire
- Ton dominant d'un texte littéraire, traduisant l'effet visé sur le lecteur. Les principaux registres sont : tragique, comique, lyrique, épique, fantastique, ironique, pathétique, polémique. À distinguer du registre de langue (niveau de langue courant/soutenu/familier).
- Relatif (pronom)
- Pronom qui introduit une relative et y exerce une fonction. Dans « le livre que Léa lit », « que » reprend « livre » et est COD de « lit ». Les formes comprennent qui, que, quoi, dont, où et lequel avec ses variantes. Certaines relatives sont sans antécédent exprimé : « Qui veut peut. »
- Schéma narratif
- Modèle d’analyse d’un récit en cinq étapes : situation initiale, élément perturbateur, péripéties, résolution, situation finale. Il sert de repère ; tous les récits ne suivent pas cet ordre et certaines étapes peuvent rester implicites.
- Sens figuré
- Emploi imagé ou transféré d’un mot, par exemple par analogie. Dans « cet homme est un lion », « lion » évoque une qualité attribuée à l’homme. Le sens figuré se distingue du sens littéral ; le contexte permet de les interpréter.
- Sens propre
- Sens littéral d’un mot dans un emploi donné, par opposition à un emploi figuré. Dans « Elle s’est blessé le pied », « pied » désigne une partie du corps. Dans « le pied de la table », le mot est employé par analogie pour désigner un support.
- Subjonctif
- Mode employé dans diverses constructions, notamment après des expressions de volonté, de nécessité ou de jugement : « Je souhaite qu’elle vienne », « Il faut qu’elle vienne ». Il ne signifie pas toujours un doute : « Je regrette qu’elle soit partie » peut porter sur un fait réalisé.
- Subordination
- Relation de dépendance syntaxique dans laquelle une proposition est intégrée à une autre construction. Elle se distingue de la coordination et de la juxtaposition. Le mot introducteur aide à l’identifier, mais certaines subordonnées, infinitives ou participiales, n’ont pas de subordonnant.
- Subordonnée circonstancielle
- Proposition subordonnée qui joue le rôle d'un complément circonstanciel. Elle est introduite par une conjonction de subordination exprimant le temps (quand), la cause (parce que), la conséquence (si bien que), le but (pour que), la concession (bien que + subjonctif), la condition (si + indicatif).
- Subordonnée complétive
- Dans la Terminologie grammaticale, proposition introduite par une conjonction et pouvant occuper une fonction de groupe nominal, notamment sujet ou COD. On distingue les conjonctives en « que » (« Je pense qu’elle viendra ») et les interrogatives indirectes totales en « si » (« Je demande si elle viendra »). Les infinitives et les interrogatives indirectes partielles sont décrites séparément.
- Subordonnée relative
- Proposition introduite par un pronom relatif. Une relative adjective se rapporte à un antécédent : « le livre que je lis ». Elle peut restreindre la référence du nom ou ajouter une précision. Les relatives substantives, comme « Qui veut » dans « Qui veut peut », n’ont pas d’antécédent exprimé.
- Suffixe
- Affixe placé après le radical pour former un nouveau mot en changeant souvent sa classe grammaticale. Ex. : -tion forme des noms (création), -able des adjectifs (acceptable), -ment des adverbes (rapidement), -iser des verbes (moderniser).
- Sujet
- Fonction d’un mot, d’un groupe ou d’une proposition qui commande généralement l’accord du verbe en personne et en nombre. Dans « Le livre plaît à Léa », « le livre » est sujet ; il ne désigne pas quelqu’un qui accomplit une action. Le remplacement par un pronom aide à identifier le sujet.
- Synonyme
- Mot dont le sens est proche ou équivalent à celui d'un autre mot. Les synonymes permettent d'éviter les répétitions, mais ils ne sont jamais totalement interchangeables.
- Syntaxe
- Ensemble des règles qui régissent l'organisation des mots en phrases. Elle étudie les relations entre les groupes de mots et leurs fonctions dans la phrase.
- Temps verbal
- Catégorie grammaticale du verbe qui situe l'action dans le temps (passé, présent, futur) et exprime une valeur aspectuelle (accompli/non accompli). On distingue les temps de l'indicatif (présent, imparfait, passé simple, passé composé, futur, conditionnel…), du subjonctif et de l'impératif.
- Transitivité
- Propriété d'un verbe de se construire avec un complément d'objet. Un verbe transitif direct accepte un COD (aimer, lire) ; un verbe transitif indirect accepte un COI (parler à, se souvenir de). Un verbe intransitif n'admet pas de complément d'objet (dormir, arriver).
- Transposition
- Opération qui consiste à transformer un texte en changeant la personne (je → il), le temps (présent → imparfait), le nombre ou le genre, en ajustant en conséquence tous les mots concernés (pronoms, verbes, adjectifs, déterminants).
- Type de phrase
- La terminologie grammaticale distingue trois types : déclaratif, interrogatif et impératif. Ils se combinent avec des formes, notamment négative, passive ou exclamative. La construction grammaticale ne suffit pas à déterminer l’acte de langage : « Peux-tu fermer la porte ? » est une interrogation qui peut servir de demande.
- Valeur des temps
- Signification aspectuelle ou modale d'un temps verbal au-delà de son sens premier. Ex. : l'imparfait peut exprimer une description (valeur descriptive), une habitude passée (valeur itérative), une hypothèse (valeur hypothétique avec si) ou une politesse (valeur de politesse).
- Verbe
- Mot variable qui exprime une action, un état ou un processus. Il est le noyau de la proposition et s'accorde en personne et en nombre avec son sujet.
- Verbe pronominal
- Verbe accompagné d'un pronom réfléchi de la même personne que le sujet (me, te, se, nous, vous). On distingue les verbes essentiellement pronominaux (s'enfuir, se souvenir), les pronominaux réfléchis (se laver) et les pronominaux réciproques (se battre).
- Vocabulaire actif
- Ensemble des mots qu'un locuteur est capable d'utiliser spontanément en production orale ou écrite. Il est généralement moins étendu que le vocabulaire passif.
- Vocabulaire passif
- Ensemble des mots qu’une personne comprend en lecture ou à l’écoute, sans nécessairement les utiliser spontanément. Il est généralement plus étendu que son vocabulaire actif.
- Voix passive
- Construction dans laquelle le COD de la construction active devient sujet, avec être et un participe passé. « Paul écrit cette lettre » devient « Cette lettre est écrite par Paul ». Le complément d’agent peut être absent. La transformation concerne des verbes transitifs directs, mais toutes leurs constructions ne l’acceptent pas naturellement.
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